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المشاركة رقم1 |
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العضوية: 1568
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá: 02-09-2008
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شارك بالموضوع على صفحتك Groupe No 5 : CARLET Sandro
PEDROSO Marco TOURASSE Romain Année scolaire : 2003 / 2004 Sommaire I. Introduction p 3 II. Problématique p 4 III. Plomb p 5 IV. EDCH & Analyses p 7 V. Le Saturnisme p 11 VI. La réglementation p 16 VII. Résolution du problème p 18 VIII. Conclusion p 23 IX. Glossaire & bibliographie p 25 I. Introduction Le BTS Fluidique Energétique Environnement option A génie sanitaire et thermique comporte 13 élèves. Des groupes ont été formés pour préparer un travail personnel encadré (TPE). Cinq sujets ont été distribués de façon aléatoire par notre professeur de technique Mr Chardat Pour élaborer notre TPE, nous avons été regroupés sous la forme d’un trinôme, mais un élève du groupe a démissionné en cours d’année et un autre a été souvent absent pour des raison personnel En ce qui concerne l’encadrement du TPE, un total de 72 heures en présence de différents professeurs et parfois d’un accès Internet au centre de ressources (CDR) du lycée nous ont aidés dans notre recherche d’informations et de documents ainsi que pour la rédaction du TPE.La problématique n‘était pas donnée avec le sujet Elèves du trinôme : CARLET Sandro&**61664; démissionné en février PEDROSO Marco&**61664; -Date de naissance : le 06/04/82 -Lieu de naissance : Paris13 • Cursus : -Employé 2 ans dans la SARL ROCHE -Obtention du bac général scientifique 2001 TOURASSE Romain &**61664; -Date de naissance : le 24/03/1983 -Lieu de naissance : Champigny • Cursus : -Obtention du bac STI énergétique 2003 -Obtention du BEP/CAP électrotechnique 2001 II. Problématique Le saturnisme est une maladie qui peut être mortelle et qui est la conséquence de l’ingestion de plomb. Le plomb a fortement été utilisé dans la distribution d’eau potable (que ce soit le réseau public ou privé), dans les branchements et ainsi que dans les peintures murales. Depuis plusieurs années, le plomb et ses dérivées sont interdits à l’installation selon les lois françaises et européennes. La réglementation en vigueur impose un seuil de concentration maximale de plomb dissout dans l’eau. Qu’est ce que le plomb ? Quelles sont les conséquences de son utilisation sur l’Eau Destinée à la Consommation Humaine ? Comment peut-on éviter la contamination au plomb pour les consommateurs ? Faut-il éliminer les canalisations en plomb ou en limiter les concentrations ? Et à quel prix ? III. Plomb • Carte d’identité Le plomb est un métal d’apparence gris, plutôt mou, il peut être plié à la main. Son symbole chimique est Pb. Son numéro atomique est 82 et sa masse molaire est de 207.2 [g.mol-1]. • Historique Le plomb est un métal d’usage très ancien et courant. En Europe, c’est dans la Grèce Antique qu’a débutée son exploitation minière. Sa métallurgie peut être considérée comme une des toutes premières formes d’activités industrielles. Souvent liée à celle de l’argent qui lui est associé à l’état naturel dans un même minerai : la galène argentifère. Elle servait à cette époque à la production de monnaie, de canalisations, de vaisselle etc.… La galène est le principal minerai de plomb (ou PbS) , on dit d’ailleurs sulfure naturel de plomb, et contient 86,6% de plomb. La révolution industrielle a entraîné de nouvelles utilisations massives du plomb et de ses dérivés : dans l’agriculture, le bâtiment, l’industrie et l’imprimerie. En 1998, la production mondiale de plomb était de 6 000 000 de tonnes. En France, la consommation annuelle était de 273 000 tonnes dont 72% était utilisé pour la fabrication de batteries. • Utilisation Le plomb est un métal présent partout dans notre quotidien. Il a été utilisé comme anti-détonnant (le plomb tétraéthyle) dans l’essence jusqu’à la fin des années 80 (remplacé par l’essence sans plomb) . Dans l’habitat, il a été utilisé pour la fabrication de canalisations d’eau potable. Jusque dans les années 50, il entrait dans la composition de certaines peintures : la céruse (hydrocarbonate de plomb) pigment blanc à fort pouvoir couvrant. Les batteries d’accumulateur, la fabrication de cristal, les pigment, les vernis, les mastiques, les protections contre les radiations…. sont encore d’autre utilisation du plomb et / ou de ses dérivé On peut citer aussi les soldats de plomb, le plomb de chasse et autrefois, le plombage dentaire. IV. EDCH & Analyses L’EDCH, c’est à dire l’Eau Destinée à la Consommation Humaine doit comporter plusieurs qualités définies par la réglementation pour être nommée ainsi. Cette eau ne doit pas dégrader la santé de l’utilisateur ni faire de carence en certains sels minéraux et autres substances naturellement présentes dans l’eau, nécessaires à notre organisme. L’EDCH ne présente aucun risque pour la plupart de la population si les paramètres sont correctement contrôlés. Lorsque ces limites de qualité sont dépassées, des mesures particulières de protection de la santé sont prises en fonction de la nature et du degré d’altération : • Renforcement de la surveillance de la qualité de l’eau • Enquêtes • Evaluations des risques • Détermination des populations sensibles • Restriction ou interdiction de la consommation de l’eau • Recherches des causes du problème et résolution La qualité de l’eau a une incidence directe sur la dissolution du plomb des canalisations. Cette dissolution dépend de son degré PH (acidité), de son TAC (Titre Alcalimétrique) et de son TH (Titre Hydrotimétrique). Le plomb dissous dans l’eau provient des différents endroits du réseau. En général, il n’y a pas de présence de plomb dissous en sortie de la station de traitement. L’eau se charge en plomb presque tout le long de son cheminement vers le consommateur : Lors de son passage dans des canalisations en plomb, lors du passage du réseau publique au réseau intérieur (branchement). Il provient également des soudures a brasure tendre a l’étain, des robinetteries et autres • Acidité de l’eau (PH) Le PH doit être compris entre 6.5 et 8.5. Le maximum admis est de 9.5. Des PH inférieurs à 7 peuvent provoquer une corrosion des tuyauteries métalliques. La corrosion augmente avec la diminution du PH. Des concentrations élevées en plomb par exemple peuvent résulter de la corrosion des canalisations par une eau exagérément acide. 0 7 14 ACIDE NEUTRE BASIC • Dureté La dureté d’une eau correspond à la présence de sel, de calcium et dans une moindre mesure de sels magnésium. On l’exprime généralement en milligrammes d’équivalent de carbonates de calcium par litre. Ce paramètre ne fait pas l’objet de mesures restrictives. Il varie le plus souvent entre 10 mg/l et 500mg/l. Il faut savoir qu’une dureté de plus de 200mg/l peut entraîner l’entartrage des canalisations. A contrario, une dureté trop faible ( inférieur à 100mg/l) ne permet pas la formation d’une couche carbonatée (bio film) protégeant la canalisation de certains risques de corrosion. Au cour de son cheminement vers le consommateur, il est fort probable que l’eau passe au travers de canalisations en plomb. Deux réactions chimiques se produisent alors au niveau de la paroi de plomb et de l’eau. Pb &**8594; Pb2+ + 2e- ½ O2 + H2O + 2e- &**8594; 2OH- BILAN Pb + ½ O2 + H2O &**8594; Pb2+ + 2OH- Si le PH est élevé, les Pb2+ peuvent réagir avec les ions OH- et les ions CO32- et donner naissance à des ions tels que le carbonate de plomb (PbCO3) ou l’hydroxyde de plomb (Pb(OH)2) ou encore l’hydrocarbonate de plomb (Pb(OH)2 , 2PbCO3). Ces ions peuvent se déposer et adhérer au parois. Ce dépôt provoque un ralentissement de la corrosion du plomb. Malheureusement, l’eau n’a pas un PH très élevé donc il n’y a pas ou peut présence du bio film protecteur. Ce qui implique la présence d’ions Pb2+ dans l’eau. Ces ions présentent une toxicité pour l’homme et provoquent le saturnisme. Caractéristiques des concentrations en plomb total après différents temps de stagnation et d’écoulement . Durée de stagnation[h] 2 4 17 Moy.hebdo µg/l Moy.hebdo µg/l Moy.hebdo µg/l Temps écoulé avant prélèvement [min] 0 580 730 1842 2 36 71 87 4 _ _ 45 6 _ _ 15 10 19 16 _ Ces concentrations peuvent varier selon les caractéristiques de l’eau (PH, dureté, température). Les canalisations de faible section ont un taux de plomb supérieur par rapport à de gros diamètre pour un même volume d’eau. Selon la période de la journée, des écarts importants de la teneur en plomb peuvent être mesurés : En effet, le matin, au premier tirage, lorsque l'eau a stagné toute la nuit dans les tuyaux en plomb d'une maison, la teneur en plomb peut dépasser la norme actuelle de 25µg/l. Il est conseillé de laisser couler l'eau quelques minutes le matin avant de la boire. V. Le Saturnisme • Définition Selon le dictionnaire des thèmes techniques de médecine, le saturnisme est une intoxication par le plomb ou par les sels de plomb. Le saturnisme aigu donne lieu à de violentes douleurs intestinales ( coliques de plomb) avec constipation. Le saturnisme chronique se manifeste surtout par des troubles nerveux (tremblements, paralysie, encéphalopathie ) par la néphrite interstitielle et peut aboutir à la cachexie dite saturnine et à la mort. • Populations à risque Certaines populations sont plus susceptibles de contracter le saturnisme, notamment les jeunes enfants. Les adultes, quant à eux, sont moins touchés (sauf professions à risque), ils éliminent plus facilement plomb ingéré par voie rénale le. Lorsqu’ils sont exposés à la présence de plomb dans l’environnement, les enfants particulièrement ceux âgés de moins de 6 ans constituent une population à risque pour plusieurs raisons : • Dans les premières années de sa vie, l’enfant a tendance à tout porter à sa bouche, notamment des écailles de peinture, de la terre, pouvant être très riche en plomb. • Près de 50% du plomb ingéré passe dans le sang (contre 10% chez l’adulte) • Les effets du plomb sont plus puissants chez l’enfant que chez l’adulte en raison du développement de son corps • L’enfant peut être directement contaminé par sa mère, que ce soit pendant la grossesse ou pendant l’allaitement. L’intoxication aiguë par le plomb touche près de 85000 enfants de 1 à 6 ans en France . • Symptômes L’ingestion de plomb est toxique. Elle provoque des troubles réversibles (anémie, troubles digestifs) ou irréversibles (atteinte du système nerveux, paralysie, etc.…). Une fois dans l’organisme, le plomb se stocke notamment dans les os, d’où il peut être libéré dans le sang des années ou même des dizaines d’années plus tard. • Détection et traitements La plombémie : marqueur biologique de l’intoxication. Selon le bulletin épidémiologique hebdomadaire n°31 de 1995, les signes cliniques de l’intoxication sont très peu spécifiques (irritabilité, apathie, troubles du sommeil,…) à des niveaux qui pourtant peuvent entraîner chez le jeune enfant des atteintes irréversibles. Il faut recourir à des marqueurs biologiques pour évaluer l’exposition des enfants et la gravité d’une éventuelle intoxication. Ainsi, le dosage de la plombémie permet de confirmer une exposition récente, d’évaluer le niveau de l’intoxication. La commission de toxicovigilence a établi une classification des niveaux d’intoxication en fonction de la plombémie. Pour chaque classe, elle a défini le mode de prise en charge et de suivi de l’enfant. Depuis quelques années, la progression des connaissances sur les effets notamment neurocomportementaux a conduit à réviser à la baisse le seuil déclenchant la prise en charge et le suivi des enfants. On considère qu’il y a début d’intoxication chez l’enfant pour une plombémie supérieure à 150 &**61549;g/l. Le seuil de 450 &**61549;g/l signe une intoxication sévère nécessitant un recours à un traitement chélateur. Quel que soit le niveau de l’intoxication, la priorité d’intervention consiste avant tout à réduire, voire éliminer, totalement l’exposition de l’enfant au plomb. C’est donc essentiellement à travers les résultats du dosage de la plombémie chez les enfants soumis au dépistage que les cas d’intoxication sont dénombrés et leurs niveaux évalués. On peut aussi détecter la présence de plomb grâce à un cliché radiographique de l’abdomen. S’il en persiste dans l’estomac, il faut faire une évacuation gastrique en fonction de sa localisation dans l’intestin, il est conseillé d’accélérer le transit ou de faire un lavement évacuateur. Quand il est indiqué, le traitement chélateur repose préférentiellement sur l’acide dimercaptosuccinique (trente milligrammes/j pendant 5 jours). A défaut, est aussi employé l’EDTA calcicodisodique (mille milligrammes/j en une perfusion dans une solution glucosée à 5%) Classement des enfants en fonction de la plombémie (source : Direction Générale de la Santé) Classe Plombémie [&**61549;g/l] Interprétation - Recommandation I <100 Absence d’intoxication II A 100 -149 En cas de dépistage, dans une communauté, de plusieurs enfants dont la plombémie dépasse 100 &**61549;g/l, une recherche de sources de plomb devrait être réalisée. II B 150 – 249 Rechercher des sources de plomb dans l’environnement de l’enfant. Rechercher une carence martiale. Donner des conseils diététiques et d’hygiène aux parents. Si deux dosages consécutifs indiquent une plombémie supérieure à 149 &**61549;g/l, une enquête environnementale avec des prélèvements, ainsi qu’une décontamination doivent être envisagées. III 250 – 449 Confirmer le résultat en répétant le dosage et adresser l’enfant à une structure médicale capable d’évaluer l’intoxication et le cas échéant, de la traiter. Identifier et éliminer les sources de plomb. IV 450 - 699 Confirmer le résultat en répétant le dosage et adresser l’enfant à une structure médicale capable d’évaluer l’intoxication et le cas échéant, de la traiter. Le traitement de l’intoxiqué, ainsi que l’identification et l’élimination des sources de plomb devraient être commencées dans les 48 heures qui suivent. V >699 Confirmer le résultat en répétant le dosage et adresser l’enfant à une structure médicale capable d’évaluer l’intoxication et le cas échéant, de la traiter : C’est une urgence médicale. Le traitement doit être commencé sans délai. Parallèlement, les sources de plomb seront identifiées et éliminées. Exemple de fascicule distribué par le gouvernement pour lutter contre le saturnisme VI. La réglementation Plusieurs lois ont été crées dû aux problèmes liés au plomb et à son utilisation. Pour les peintures, du fait de l’emploi de la céruse, leur utilisation ont été interdites par la loi 48-1106 du 10 juillet 1948. Les canalisations en plomb sont, quant à elles, interdites à la mise en œuvre depuis le 5 avril 1995.Decret No 95-363. Il n’est pas obligatoire pour le moment de changer entièrement les réseaux impliqués. Seule la concentration en plomb dissout dans l’eau fait l’objet de plusieurs décrets. La directive européenne 98/83 du 3 novembre 1998 et le décret français 2001 –1220 du 20 décembre 2001 relatif à la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine fixe les limites de teneur en plomb dans l’eau conformément aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).L’évolution de la teneur en plomb est donnée dans le tableau ci dessous. Ces textes précisent que ces teneurs sont applicables au point de puisage. Echéances réglementaires Teneur en plomb dans l’eau potable 3 novembre 1998 50 &**61549;g/l 25 décembre 2003 25 &**61549;g/l 25 décembre 2013 10 &**61549;g/l Le processus est engagé : le 25 décembre 2003 est arrivé et le premier palier prévu par la directive « eau potable » entre en application. Les municipalités de l’union européenne ont jusqu’en 2008 pour atteindre le premier seuil de 25 &**61549;g/l, puis en 2013 pour la baisser jusqu’à 10 &**61549;g/l. En pratique, les pays font face à des réalités bien différentes. Il y a d’abord ceux qui échappent à cette contrainte : L’Allemagne, le Danemark et la Finlande. Dès 1870, l’utilisation du plomb a été interdite outre Rhin, pour la réalisation des canalisations ou de branchements d’eau. Les autorités avaient lu les auteurs latins et savaient que les causes de la folie de l’empereur Néron avait été imputées à sa vaisselle en plomb. Pas si sage ou moins lettrés, les autres pays de l’union européenne concernés par l’application de la directive attaque en ordre dispersé. Les pays candidats ont évidemment bien d’autres priorités et se verront certainement accordés des dérogations. Les propriétaires d'appartement ou de maison individuelle édifiés avant 1948 et situé dans une zone à risques d'accessibilité au plomb délimitée par la préfecture sont tenus de faire établir un état des risques d'accessibilité au plomb dans les peintures dès réalisation d'un compromis de vente suivant la Loi n"98-657 du 29 juillet 1998 (article 53). Cet état des risques est valable 1 an. Celui-ci doit donc avoir été établi depuis moins d'un an à la date qui est définie pour la promesse de vente ou à l'engagement d'achat du bien. VII. Résolution du problème Il va falloir s’attaquer à la cause de cette pollution pour pouvoir respecter l’échéance de 2013, à savoir, un taux de 10 &**61549;g/l au robinet du consommateur. En France, il faudra donc remplacer les tuyauteries des 10 millions de logements concernés par ce problème : un chantier très long et très coûteux. Alors devra-t-on attendre des années avant de pouvoir boire une eau saine ? Nous verrons que différents procédés existent pour enraillé cette concentration trop élevée de plomb. • Remplacement Certains syndicats de copropriétés ou Propriétaires font appel à des professionnels pour remplacer les réseaux internes en plomb du bâtiment. Ce remplacement pure et simple comporte des avantages et des inconvénients. Les entreprises procèdent de façon a peut près similaire : -Visite du bâtiment en question -Estimation de la longueur de tube a remplacer -Création d’un devis comportant la durée des travaux, le prix et autres contraintes liées a la distribution de l’eau pendant ces périodes -Mise en place d’affiches aux entrées des bâtiments expliquant la nature des travaux Lorsque ces formalités sont effectuées, les travaux peuvent commencer. Le plomb est remplacé par des tubes en matière plastique, choisit pour éviter les couples électrolytiques entre différents matériaux ferreux du réseau. Cela peut être du PET (Polyéthylène-Téréphtalate) ou du PVC ( PolyChlorure de vinyle). Procédures : Les vannes d’arrivées d’eau de ville des colonnes en plomb sont fermées. Il n’y a plus qu’a les vidangées et a les démontées pour ensuite pouvoir placer les nouvelles. Mais souvent l’architecture complexe du réseau ne le permet pas. Apres la pose des nouvelles conduites, il faut refaire les murs, les peintures, les carrelages, etc… Avantages : Le remplacement ou la réhabilitation des branchements est la solution la plus radicale pour éliminer le plomb et le moyen le plus sûr pour respecter la valeur paramétrique de 10µg/l. Inconvénients : Travaux coûteux et long Nuisances causées aux usagers (bruit, poussière, rue impraticable), • Chemisage Dans le cadre d'un projet de recherche interministériel (Plan Urbanisme, Construction et Architecture- PUCA), Générale des Eaux (Anjou Recherche) a proposé de mettre au point une nouvelle technologie de réhabilitation par chemisage des réseaux intérieurs en plomb : ce procédé permettra l'application d'un film de polymère imperméable au plomb sur la surface interne de ces conduites. L'objectif ainsi poursuivi est d'offrir aux propriétaires une alternative économique au remplacement de leurs canalisations intérieures. Procédures : Une première étape consistera à décaper et nettoyer les tuyaux en plomb avant application d'un polymère. La deuxième, à faire circuler ce polymère (de type latex par exemple) sous forme liquide à l'intérieur des canalisations. Il formera ainsi, après séchage, un film qui isolera l'eau de tout contact avec le plomb, de façon totale et définitive. Avantages : Une fois mis au point, l'application de cette technique ne devrait pas interrompre l'alimentation en eau potable plus de 10 heures. Sa simplicité limitera son coût de mise en oeuvre. Inconvénients : Les chocs et les vibrations peuvent endommager le polymère et les réparations ou modifications du réseau ne sont pas envisageable sans réitérer l’opération. La Générale des Eaux met en oeuvre également depuis quelques mois, un procédé qui permet d'isoler le plomb de l'eau par un gainage du branchement. Procédures : Un tube en matière plastique (PET), très fin et souple, est introduit dans le branchement en plomb. Le tube est alors plaqué à la paroi de la conduite en plomb par injection d'eau chaude sous pression. Il réalise alors une nouvelle paroi continue et imperméable. Ce système a l'avantage de réduire les travaux au minimum et de ne pas modifier le branchement en place. Nota : les techniques de gainage connues à ce jour ne peuvent pas être utilisées dans le cas des réseaux intérieurs, car ceux-ci sont trop complexes du fait de leurs nombreuses ramifications. • Robinet anti-plomb Dans l'objectif de délivrer au robinet une eau qui respectera les nouvelles normes européennes, sans attendre la rénovation des conduites intérieures des particuliers, Générale des Eaux travaille à la réalisation d'un robinet anti-plomb innovant. Ce projet est mis en oeuvre par Générale des Eaux en collaboration avec les laboratoires les plus en pointe sur la problématique du plomb dans l'eau : le Laboratoire d'Hygiène et de Recherche en Santé Publique de Nancy (LHRSP) et le Laboratoire des Sciences du Génie Chimique du CNRS à Nancy (LSGC). Le dispositif "anti-plomb" pourra être installé chez les particuliers au robinet où est prélevé l'eau destinée aux usages alimentaires. Il comportera un module de filtration pour arrêter le plomb particulaire et un module d'adsorption pour fixer le plomb dissous. Il sera dimensionné de façon à représenter le moins d'encombrement possible et pour être utilisé environ 6 mois sans renouvellement du matériau filtrant. • Traitement par orthophosphates Pour éviter la corrosion du plomb donc la présence d’ions Pb2+,il est utilisé des produits a base de phosphates. Les ions phosphates provoquent la formation d’un film protecteur autour du tuyaux et évitent donc le contact de l’eau avec le plomb. Cependant la concentration ne doit pas dépasser les 5 mg de phosphate par mètre cube d’eau ; de plus ce film n’est pas définitif. On doit donc procéder à une injection régulière. Cette solution est peu efficace mais est utilisée pour une solution partielle en attente d’un remplacement ou d’un éventuel chemisage. VIII. Conclusion Les questions touchant à la qualité de l'eau du robinet arrivent systématiquement en tête des sujets de préoccupation des consommateurs, quand on les questionne sur l'eau. 423 cas de saturnisme chez des enfants mineurs ont été signalés aux DDASS en 2001.Un peut plus de 70% des cas sont recensés en Ile de France, région dans laquelle se trouve une proportion élevée d’habitat ancien dégradé.97% des signalements concernent des enfants de moins de 6 ans .Le gouvernement a pris conscience de la gravité des fait et a multiplié le dépistage infantile par le teste de la plombémie. Pour tenir les objectif fixés par l’état sur les concentrations de plomb au robinet , la suppression de toutes les conduites en plomb dans les circuits de distribution d’eau sera probablement inévitable. Chiffres clés Nombre de branchements en plomb en France : Nombre total de branchements : 10 300 000 Nombre total de branchements en plomb : 3 900 000 Nombre total de logements en France : 26 300 000 Nombre total de logements avec réseau en plomb 10 000 000 Coût estimé des changements des branchements en plomb en France : 15 milliards d’€ dans les logements, à la charge des propriétaires. 3 milliards d’€ dans les rues, à la charge des collectivités. Coût de remplacement d'un branchement : 800 € en moyenne. En conclusion, nous remarquons que notre trinôme a eu une mauvaise coordination. De plus, par la démission de notre camarade, nous avons eu encore plus de mal. Cependant nous avons été ambitieux et curieux. Avec toute cette recherche d’information, de mots clefs….. Nous avons pris connaissance de nombreuses autres données ; par exemple sur la légionnel, les traitements d’eau,…. Et même nous avons pu à certain moment donner quelques informations à nos camarades de classe sur leur TPE. En fin d’année nous avons eu l’idée de faire une recherche sur la réalité des choses ( trouver des devis, voir quelle est la solution la plus préconisée, des études de cas….) mais malheureusement nous n’avions plus de temps. Mais nous essayerons pour l’oral de répondre à ces questions que nous nous sommes posées. X. Bibliographie & Glossaire Bibliographie Pour organiser notre TPE nous avons effectué différentes recherches portant sur le plomb notamment au Centre De Ressource du lycée avec la participation de Mme BERTHIERT, responsable du CDR. Dans cette salle est à notre disposition un bon nombre d’ouvrage (revus techniques, livres, magazines) ainsi que des micros informatiques avec connexion a Internet. Voici la liste des différentes revus, livres nous ayant aidé pour notre dossier : • Hydroplus No 139 • Couverture Plomberie No 121 • CSTB Magazine No 126 • La Plomberie, les équipements sanitaires Edition EYROLLES • Réseaux de distribution d’eau potable • Plomberie Sanitaire Edition CATEL • Mémento -technique de l’eau- tom 1 & 2 Edition DEGREMENT • Le PVC et ses applications Edition NATAN • Bâtiment, Plomberie, Sanitaire tom 1,2, Edition AFNOR • Traité de plomberie Edition DUNOL • Encyclopédie « Technique de l’ingénieur » Voici la liste des différents sites Internet nous ayant aidé pour notre dossier : • Site officiel de la direction générale de la santé www.sante.gouv.fr • Site d’un constructeur d’usine de traitement d’eau portable www.ERB.com • Site d’un constructeur d’appareil de traitement d’eau www.cillit.com Nous avons aussi pris différents rendez–vous avec plusieurs entreprises ou organisme qui concerne le plomb • Entreprise MOREL 15 av Hoche 94320 THIAS • Entreprise CRECEP 156 av Paul Vaillant Couturier 75014 PARIS • Ministère de la santé 8 av de Segure 75350 PARIS • Entreprise ROCHE 11 rue Condamine 75017 PARIS • Cabinet d’expert en bâtiment 17 rue dr. Goujon 75012 PARIS • CSCP 10 rue du Débarcadère 75852 cedex 17 Glossaire 1 branchement : portion de canalisation publique qui relie la canalisation publique principale au réseau intérieur 4 plombémie : taux de plomb dans le sang, généralement exprimé en micro grammes par litre [&**61549;g/l] 7 couples électrolytiques : 8 P E T : Polyéthylène-Téréphtalate 9 P V C : PolyChlorure de vinyle 10 DDASS : Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales. Organisme d’Etat en charge du contrôle officiel de la qualité de l’eau Remerciements Nous remercions toute l’équipe pédagogique qui nous ont aidé dans notre recherche d’information et de document. A savoir Mr CHARDAT, Mme BAUDANCOURT,professeurs de technique, Mr VION professeur de physique, Mme ZELINSKI, professeur de français et Mme BERTHIERT, responsable du CDR.Nous remercions aussi tout les organismes et entreprises qui nous ont accordé de leurs temps.
ÇáÊÚÏíá ÇáÃÎíÑ Êã ÈæÇÓØÉ rarkou ; 14-11-2009 ÇáÓÇÚÉ 10:18 |
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